Retours au 9 septembre 2010
La chose la plus évidente est que tout bon voisin refuserait
d’espionner un policier, mais s’il l’avait
fait, ils auraient vite constaté que certains avaient un léger
penchant pour l’alcool.
Camille: Déjà mon 4ème verre? Que ça passe
vite! Et toi Jess’, tu me dévisages encore et toujours,
toi avec ton regard figé sur cette maudite toile. Ouais, je sais ce
que tu penses, à cette allure là, je suis pas près d’ être
marié, mais si tu savais ce que je m’en
fous!

Et comme le prévoyait Camille Ramès, cette journée allait encore aboutir à la sonnette de sa maison.
Camille: Qu’est-ce qu’elles ont toutes à me harceler
comme ça quoi! Oui je suis Camille Ramès, je suis flic, je
suis célibataire, et non je n’ai pas besoin de petite amie,
au revoir!

Yumi: Euh, excusez moi de vous déranger,
mais bien que je sois contente que votre situation vous plaise
ainsi, je ne suis pas venue pour ça mais pour savoir si vous aviez
du dissolvant?
Camille: Pardon?
C’est ainsi que Yumi et Camille se
rencontrèrent. Yumi lui expliqua alors qu’elle était peintre
et qu’elle ne trouvait pas de dissolvant au supermarché et
que les voisins n’en avaient soit disant pas.
Camille: Je suis désolé, mais toutes ses voisines me harcèlent
depuis des semaines!

Yumi: Oh, vous ne risquiez pas de me voir,
déjà je ne sors jamais, et en plus je n’ai appris votre
arrivée que ce matin.
Camille: Vous avez un sacré train de retard alors! Vous
voulez boire quelque chose?
Yumi: Euh, oui, volontiers!
L’innocence de Yumi intriguait
Camille, ils parlèrent pendant un petit moment, jusqu’à se
rappeler qu’elle venait chercher du dissolvant, qu’il
trouva dans un carton non déballé.
Camille: Euh, vous êtes peintre c’est bien ça.
Yumi: oui, vous voulez me commander une toile?
Camille: Et bien j’aurais besoin de
décorer mon appartement, alors je me disais que, puisque vous êtes
artiste…

Yumi: Pas de problème, dans 3 semaines vous
aurez votre peinture. Bon je dois y aller, ma petite sœur va
m’attendre. Merci encore pour le dissolvant, ah et voici mon
numéro, téléphonez moi pour le tableau.
Camille: Bien, merci beaucoup je n’y
manquerais pas.
Alors qu'il devait partir travailler,
Camille s'asseya de ouveau au bar, et se laissa plonger dans ses
pensées: pour une fois une femme ne venait en aucune façon le
draguer, ce qui se révélait extrêmement rare.
Et puis, sa naïveté le laissait sans voix. Il lui rappelait sa
petite sœur Jessica, morte renversée par un chauffard ivre,
et dont le portrait dominait désormais la salle à manger, trônant
au dessus du bar.





















